Ces derniers jours, j’ai été amené à me positionner sur la question sensible de la reprise des cours dans les établissements scolaires, le 14 mai prochain, 3 jours après la fin prévue du confinement de la population.

Alors que nous sommes à quelques semaines des vacances scolaires, qu’est-ce qui justifie une ouverture aussi rapide, dans les conditions actuelles ? Des conditions qui, à mon sens, sont loin d’être satisfaisantes, et qu’on pourrait même qualifier de préoccupantes.

Une France sous cloche

→ le confinement

C’est le lundi 16 mars 2020, au lendemain du 1er tour des municipales, que le Président de la République déclare « nous sommes en guerre » contre le coronavirus et instaure le confinement à compter du mardi 17 mars à 12 heures, 15 heures à La Réunion. À cette date, la France comptabilisait 148 décès en milieu hospitalier, La Réunion recensait alors une dizaine de personnes infectées, toutes des cas importés.

Puis, le vendredi 27 mars, le Premier Ministre annonce le prolongement de la période de confinement jusqu’au 15 avril. Le nombre de décès  dans l’Hexagone est alors de 1 995.

Enfin, dans son allocution du lundi 13 avril, le Président Macron prolonge à nouveau le confinement au 11 mai. Le nombre de décès dans l’Hexagone atteint 9 588.

Depuis le 20 avril, nous avons dépassé le seuil symbolique des 20 000 morts. Le COVID-19 a déjà fait, en France hexagonale, plus de victimes que la canicule de 2003. Au début de cette crise, les médias nationaux, en relayant les décès de personnes âgées, de parents et parfois même d’enfants, provoquent dans l’opinion publique un choc émotionnel. Et ce choc s’amplifie à l’annonce de plus 5 000 décès le 2 avril puis de plus 8 000 le 5 avril.

Ces mêmes médias nous annoncent aujourd’hui plus de 20 000 morts dans un traitement banalisé de l’information. L’émotion du début serait-elle devenue silencieuse ?

Au moment où je rédige cette tribune, la France enregistre 122 577 cas cumulés du COVID-19 et 22 245 décès.

La cacophonie #1 du pouvoir

La gestion de cette crise par notre gouvernement et notre chef de l’État m’interpelle. Je passerai outre la gestion des masques, des blouses, du gel ou encore dernièrement des respirateurs artificiels. Après plusieurs semaines de flottement, la France opte finalement pour la stratégie du confinement et invite les Français à « #restezchezvous » ou ici « #restnotkaz » pour ralentir la propagation de l’épidémie. Le message est clair : « apprenons à nous protéger du virus ». Une étude menée par l’École des Hautes Études en Santé Publique reprise dans le journal télévisé de TF1 le jeudi 23 avril 2020, révèle que sans le confinement, la France aurait eu 3 fois plus de morts, soit une hypothèse de 61 738 décès.

Depuis l’annonce de la date du déconfinement au 11 mai, j’entends parler de plus en plus souvent dans les mêmes médias nationaux d’ « immunité collective », seule issue à cette crise sanitaire, en l’absence d’un vaccin. Par définition, l’immunité collective est acquise lorsque 50 à 70 % de la population est contaminée. En France, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a indiqué le 19 avril 2020 que « 90 % de la population française n’a pas été infectée » par le coronavirus, entendons par là, que seul moins de 10 % de la population française serait aujourd’hui immunisée.

Y a t-il un lien entre le retour à «la vie normale » le 11 mai, et la volonté d’un changement de stratégie dont le but consisterait à obtenir ce passeport immunitaire pour le plus grand nombre ? En d’autres termes, le nouveau message serait-il donc désormais « Apprenons à vivre avec le virus ? », #sortnotkaz ?

Bien sûr, la France ne peut pas vivre sous cloche ad vitam æternam. Mais serions-nous, pour des motifs surtout économiques, prêts à laisser des gens être infectés par un virus pour s’immuniser au fur et à mesure, avec les risques de voir la mortalité grimper en flèche ? Derrière cette éventualité, se cacheraient des dizaines de milliers d’êtres humains, de familles désemparées, de vies brisées.

Une réponse réunionnaise à la crise…

Dans un exercice pas facile, le Préfet de la Réunion a su, jusqu’à présent, chercher une réponse réunionnaise à un fléau mondial, national et, par ricochet, local en écoutant les élus locaux et notamment les Maires. Il a cette lourde tâche de coordonner tous les services de l’État. Certains de ces services, relevant chacun d’un ministère propre, ont parfois pris des décisions regrettables qui se rajoutent à la cacophonie nationale.

Selon les données de l’Agence Régionale de Santé, pour le moment, la Réunion, contrairement à la Mère-Patrie, a été préservée de cette comptabilité funeste et ne dénombre aucun décès. Nous avons en fait profité du décalage avec l’Europe. La décision du confinement au début de l’épidémie, et surtout la mise en quatorzaine des voyageurs (premiers contaminants) ont permis de freiner la propagation du virus.

Il ne reste pas moins que cette soudaine, mais nécessaire, décision de confinement nous a tous pris de court. Nos personnels soignants mais aussi les forces de l’ordre et de sécurité, les agents publics et les employés privés du tertiaire se sont retrouvés au front, en « premier de cordée », sans armes au combat dans cette « drôle de guerre ». Ce sont ces mêmes personnes, blouses blanches mais aussi gilets jaunes (…), qui étaient dans la rue en 2019 pour dénoncer, entre autres, le manque criant de moyens mais aussi l’abandon de nos services publics de proximité.

Faute de moyens, nous avons dû nous adapter, nous avons vu des chaînes de solidarité se mettre en place, nous avons dû trouver par nous mêmes des solutions alternatives locales et surtout communales, nous avons dû retrouver une certaine autonomie d’actions.

À Saint-Joseph, des associations, des groupes de couturières ont été précurseurs dans la confection de masques artisanaux pour nos aides à domicile, nos employés et les agents d’autres services de proximité.

Nous avons pris des mesures sociales pour accompagner les personnes les plus fragiles (aides alimentaires et financières)  et avons été le relais du Département dans la distribution des paniers de fruits et légumes sur le territoire communal.

La décision de fermer dès les premiers jours notre traditionnel marché forain du vendredi matin n’a pas été facile et a mis les producteurs habitués de ce lieu dans une situation inconfortable. Avec ces derniers, nous avons travaillé pour trouver une solution leur permettant malgré tout d’écouler leurs produits. Depuis, chaque samedi, c’est en moyenne plus de 200 paniers qui sont proposés à la vente en formule drive. Des paniers circuit court composés de produits issus de nos champs. Nous redécouvrons ainsi nos produits frais de saison et de terroir !

Au niveau du fonctionnement des services municipaux, nous avons pu assurer la continuité des services publics prioritaires : l’État-Civil, l’Environnement, le SAAFE (accompagnement des familles endeuillées), etc. L’adaptation de notre organisation s’est imposée par le télétravail ou la dématérialisation.

Oui ! Nous nous sommes adaptés, nous sommes revenus parfois à l’essentiel… Nous avons fait preuve de solidarité, nous avons su faire par nous mêmes et  nous sommes retournés vers l’essence même de ce que peut produire notre commune, notre département, notre région : « Not’ Péï ».

→ le déconfinement

L’Académie Nationale de Médecine avait recommandé un déconfinement par région plutôt que par l’âge. Le gouvernement, d’abord enclin à rejeter cette possibilité, se ravisa pour suivre cette recommandation. Le lendemain, le Président Macron annonce que le déconfinement régional est écarté pour finalement une solution territorialisée, c’est-à-dire un déconfinement adapté aux réalités locales, Cacophonie #2.

Bien évidemment, je suis favorable au déconfinement. Mais, un déconfinement progressif, maîtrisé avec le déploiement de moyens sans précédent pour faire face au risque de recrudescence de l’épidémie.

La gestion des voyageurs entrant à l’aéroport est un point crucial.

En effet, l’étude des épidémiologistes réunionnais de Santé Publique France et du Centre d’Investissement Clinique (JIR du 18 avril 2020) prévoit deux scénarii :

  • un scénario catastrophe si aucune mesure de contrôle sanitaire n’est prise à l’arrivée : plus de 80 000 personnes contaminées dont 45 000 asymptomatiques, 35 000 malades, 8 000 hospitalisés dont 2 000 en réanimation ; le département ne disposant que de 150 lits de réanimation.

  • Une hypothèse moins alarmante qui passerait par un contrôle sanitaire identique à celui en vigueur en cette période de confinement, et qui ne créerait que de petits pics épidémiques.

Pour l’après confinement, j’ai lu avec attention le document de l’Association des Maires de France élaboré le 21 avril, qui émet un ensemble de propositions touchant tous les secteurs et pour lesquelles, notamment, l’approche territoriale (donc communale) doit prévaloir. Sur la question des écoles l’AMF considère qu’aucun enfant « ne sera contraint de retourner à l’école ». Les réouvertures éventuelles devront être précédées par des réunions dans chaque commune sous la responsabilité du Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale (DASEN) et du Maire.

Dès lors, à l’échelle de ma commune, il importe de sortir de l’état de confinement tout en adaptant l’outil communal.

D’abord au niveau sanitaire, nous avons mobilisé ces derniers jours le gymnase du centre-ville pour la mise en place d’un centre COVID-19. Il est essentiel que ce site soit maintenu pour faire face à l’augmentation du nombre possible de cas. Ce centre, rappelons-le, a pour vocation de distinguer les malades du COVID-19 des autres et éviter ainsi de retrouver en même temps dans les cabinets médicaux des patients sains et des patients contaminés.

Ensuite, nous devons poursuivre notre action sociale dans l’accompagnement des personnes les plus vulnérables (seniors, personnes en situation de handicap, etc). Il faut les encourager à ne pas s’exposer inutilement.

En outre, le confinement a appris à notre personnel communal à travailler différemment. Par exemple le télétravail s’est imposé. Il sera peut-être nécessaire que cette réorganisation perdure encore quelques temps :

  • parce que nos locaux ne sont pas forcément adaptés pour éviter la promiscuité ;
  • parce qu’il importe de respecter les distanciations préconisées
  • enfin parce que la juste conduite nous impose de réserver nos déplacements aux situations ne pouvant être gérées autrement.

Avec les partenaires sociaux, on pourrait aller plus loin dans cette organisation par un réaménagement des plages horaires de travail et l’instauration d’un 2 x 8h ; ce qui éviterait le regroupement du personnel aux mêmes heures sur un même lieu.

L’équipement individuel des agents (masques, visières, gel, cloisons vitrées, hygiaphones,…) sera aussi au centre des préoccupations pour la garantie de leur sécurité et un meilleur accueil du public.

Enfin, en lieu et place de la réouverture physique des écoles, je souhaite l’achèvement de l’année scolaire par la méthode distancielle quitte à passer, si nécessaire, par le déploiement d’un axe d’éducation populaire

L’achèvement de l’année scolaire

Je souhaiterais dans un premier temps apporter mon appréciation sur la notion de « rentrée des classes » ou de « reprises des cours », que beaucoup évoque depuis l’annonce du déconfinement.

Depuis le 17 mars, il me semble que les cours n’ont pas cessé. Les enseignants, les parents et surtout les élèves se sont mobilisés et adaptés. Dans un mode différent certes, avec plus ou moins de difficultés pour certains d’entre eux, les leçons d’école ont été données, les devoirs ont été faits à la maison. L’École a donc eu lieu, l’année scolaire s’est poursuivie, de « manière distancielle » selon le Rectorat de la Réunion.

Aussi, il serait donc plus approprié de parler de réouverture physique des établissements scolaires. Un détail lexical, j’en conviens, qu’il est important toutefois de corriger pour davantage de clarté.

Le gouvernement a donc décidé dans un premier temps, apparemment sans grande concertation avec les corps intermédiaires (syndicats, parents d’élèves,..) mais aussi les élus, de rouvrir les bâtiments scolaires pour un accueil physique le 14 mai à la Réunion.

J’ai été le premier, et peut être encore le seul à ce jour (?), à m’opposer fermement à cette réouverture physique.

Plusieurs enquêtes réalisées localement (essentiellement via les réseaux sociaux) révèlent que la très grande majorité des parents y est opposée. Celle d’Antenne Réunion diffusée durant le journal télévisé du 24 avril, indique que « près de 90 % des parents n’enverront pas leurs enfants dans les bâtiments scolaires ».

Un grondement qui a contraint le gouvernement à revoir sa copie. Désormais, bien que l’accueil dans les établissements scolaires soit toujours d’actualité, les parents n’ont plus obligation à y envoyer leurs marmailles. Cacophonie #3. Ce qui sous-entend que les cours pourraient se dérouler simultanément en présentiel et en distanciel ?

Si la reprise physique des classes est actée, et ce même en l’absence d’informations sur le nombre d’enfants susceptibles d’être présents, les enseignants devront pointer sur place et faire cours à une classe parsemée de quelques élèves, dans le meilleur des cas ; et pour le Maire que je suis, dans l’obligation d’organiser cet accueil pour un nombre inconnu d’élèves.

Est-il vraiment nécessaire d’ouvrir les portes de nos écoles, d’engager des moyens démesurés dans la précipitation et de constater au final une désertification de nos salles de classe ?

→ rouvrir le 14 mai : un problème

À ce stade, il y a par conséquent plus d’interrogations que de réponses. La seule vérité est que la réouverture physique des écoles suppose que nous mettions en œuvre tous les moyens pour assurer la sécurité des enfants que nous confient les parents. En temps normal, cela peut paraître simple et évident, mais néanmoins, cela engage des responsabilités. Et en cette période de crise sanitaire majeure, commence notre responsabilité et où se termine t-elle ? Nous connaissons les risques et nous disposons de peu de temps et de moyens pour assurer cet accueil sécurisé que nous devons aux enfants (et aux parents), aux enseignants ainsi qu’au personnel communal concerné.

Dans un article du 23 avril 2020, le JIR relatait l’exemple du lycée Lapérousse de Nouméa qui a rouvert ses portes la veille. L’établissement a doublé les lavabos, installé des distributeurs de savon liquide et a mis à disposition des enseignants des masques en tissu. Les cours se déroulent par demi-classe avec un élève par table, des tables placées en quinconce.

La même organisation matérielle et logistique en à peine 3 semaines relève du défi pour ma commune.. Comment faire en si peu de temps pour sécuriser mes 25 établissements scolaires ?

Et même si nous arrivions à cette performance, il reste la difficulté de faire respecter les consignes de sécurité : lavage régulier des mains, distanciation sociale, port du masque, etc. Que nous révèle l’exemple du lycée  de Nouméa ? Que les règles de distanciation dans les couloirs et dans la cour de récréation ne sont tout simplement pas respectées. Les élèves doivent faire la queue, même en demi effectif, pour se laver les mains. Il s’agit ici d’adolescents qui ont entre 16 et 18 ans.

Comment faire alors pour imposer ces règles contraignantes en si peu de temps à des enfants de maternelle et d’élémentaire ? Avez-vous déjà essayé de faire porter un masque à un enfant de 5 ou 6 ans, et ce pendant plusieurs heures ?

Tous ces éléments ne plaident-ils pas plutôt pour une ouverture de nos bâtiments scolaires fin août, à l’occasion de la nouvelle année scolaire 2020/2021 ?

Cela nous permettrait d’avoir une première expérience en temps de déconfinement mais aussi d’apprendre à vivre avec le virus. Cessons les hésitations actuelles, source d’incompréhension. Donnons un message clair et compréhensible aux parents. Car jusqu’à ce jour, avec Monsieur le Préfet, nous avons réussi à apporter une réponse réunionnaise à chaque difficulté. La question, que chaque Maire doit se poser aujourd’hui c’est : la bonne attitude de l’Élu Réunionnais consiste t-elle obligatoirement à se ranger derrière les directives nationales ?

→ Notre Responsabilité

Il est donc de Notre Responsabilité, en tant qu’Élus, de savoir dire « non » quand les préconisations hexagonales ne sont pas adaptées à notre situation locale et insulaire.

C’était donc Ma Responsabilité de ne pas être d’accord avec une ouverture des salles de classe à quelques semaines de la fin de l’année scolaire 2019/2020.

Le Président de la République a demandé aux Maires d’être à ses cotés dans ce combat. En tant qu’élu de la République, je serai à ses côtés, parce que nous avons un « ennemi » commun qui s’appelle le COVID-19. Je serai à ses côtés pour sauver des vies réunionnaises et donc françaises.

« Mais Ma Responsabilité m’impose, Monsieur le Président, à vous rappeler certaines réalités locales :

  • Les mois de juillet et août à La Réunion ne sont pas les vacances d’été. Nous entrons dans l’hiver austral, plus propice justement à la propagation des virus, celui de la grippe d’abord et peut-être même celui du COVID-19 (des experts scientifiques commencent à lancer l’hypothèse qu’il pourrait s’agir d’une épidémie saisonnière) ;
  • À ce jour, nous n’avons pas eu officiellement de morts liés directement au coronavirus, et je serais soulagé que ce compteur reste en l’état ;
  • Nous devons déjà faire face à l’épidémie de la dengue (au 25 avril 2020, plus de 4 200 cas cette année et 4 décès) qui devient désormais structurelle dans notre département.»

Ma position sur cette question reste tranchée parce que j’estime qu’il est de Ma Responsabilité de préserver la population de ma commune ;

C’est aussi Ma Responsabilité de vous dire que d’organiser la vraie rentrée à la fin août, nous donnera du recul sur un trimestre de déconfinement, qui plus est, en période d’hiver austral ;

C’est enfin Ma Responsabilité de préparer la rentrée avec sérénité afin d’accueillir fin août-début septembre, dans les meilleures conditions de sécurité, les enfants de parents inquiets.

 

18 Commentaires

  1. Bonjour à Tous …. : Légitime…Responsable….Honorable …En l’absence de vaccin et de traitement … J’adhère Totalement à votre prise de position . Pour la lutte extérieur contre le SARS CoV 2 L’ensemble de la population de SAINT-JOSEPH est , il me semble , bien au fait , a pris connaissance des Mesures Barrières … (Confinement compris) et Les a mise en oeuvre dans l’ensemble … Constat-Résultat il semblerait que Le SARS CoV 2 est peu circulant dans La commune de St JOSEPH. Paradoxalement … En l’absence de vaccin et de traitement (AMM) Je me pose une Question … Quand est ce qu’on va commencer à Lutter de L’intérieur Contre le SARS CoV 2… il semblerait à très court…Court et moyen terme Les mesures barrières et confinement compris ne sont pas virucide et le mot virucide n’est pas le bon Mot … :  » Les mesures barrières et le confinement ne phagocytent pas les virus peu importe le virus …Nous devrions considérer aussi que si nous n’avons pas un premier contact avec L’agent pathogène (Virus – bactérie ou autres …) Nous ne saurons Jamais quelle sera notre capacité à Fabriquer des CPA contre les antigènes (immunité innée ) pour arriver à une immunité acquise (Les anticorps immunité spécifique au SARS CoV 2) sur que cette lutte intérieur aura des conséquences (éventuelle taux de mortalité ) … A La date d’aujourd’hui et surtout Lors de la Levée du confinement … Qui voudrait se porter Garant de L’autorégulation de chaque St Josephoises et St Josephois en matière du Maintien et du respect des Mesures Barrières qui vont considérablement (si respect ) éviter d’avoir un trop grand nombre de personnes contaminées en Même temps … combiné avec, que l’on veuille ou non, un début de circulation plus importante du SARS CoV 2 …qui impliquera inexorablement contamination plus importante … Sommes nous prêt à gérer les flux des personnes Non-contaminées (Nombres de Test Covid 19) …le flux des personnes suspectées de contamination ( Un lieu spécifique de 40-aine ) …Sommes-nous prêt à un nouveau Re-Confinement ….si nécéssaire ? Sommes-nous prêt chaque St Joséphoises et chaque st Joséphois si nous suspectons notre contamination ou si nous avons Le CoviD 19 de le signaler …Voulons-nous nous impliquer dans cette lutte contre Le SARS CoV 2…? L’immunité de Masse ou Collective commencera , Que l’on veuille ou Non Le jour ou … Nous Lèverons Le confinement … Sommes-nous Prêt ….? Ecrit dans Le respect de chaque personne et dans le respect des opinions contradictoires à mon opinion donc tout à fait opposable… Dans le respect de Nos élus et tous Les Professionnels confronté au risque de contracter Le CoviD 19 …Toutes les lignes confondues et s’il vous plait ne me faite pas DIRE ce que je n’ai pas ECRIT…. n’interprétez pas Mon commentaire A Bientôt Cordialement

  2. Monsieur le Maire a raison nous entrons en hiver et nous allons affronter 2 épidémies, la dengue (grippe…) et le coronavirus. Le fait d’avoir deux éclosions de pathologies respiratoires simultanées mettrait une pression inimaginable sur le système de santé. On n’est tout à fait d’ accord avec lui pour le non ouverture de l’école, notre Maire sait qu’il doit encore sensibiliser la population. ⁷De tout ce que vous avez dis Monsieur le Maire vous aviez apporté une garantie à nous la population de Saint-Joseph en espérant que les autres communes prendront le même exemple. Un Grand bravo à toute l’équipe municipale on est confiné mais on suivre très près les actions de notre commune. Bravo Monsieur le Maire et merci pour votre courage.

  3. Voilà un Monsieur le Maire
     » Patrick Lebreton « qui n’a pas peur de prendre ses responsabilités et de dire non a cette rentree rentrée prématurée afin de proteger la santé et la sécurité de nos enfants et petits-enfants.🙏merci et 👏👏👏😍

  4. BRAVO et MERCI pour la vie. Après autant de mort dans le monde heureusement q’il y a des hommes comme vous Mr le Maire qui font passer la vie en prioprité. Chaque jour je pense à tous ces gens touchés par la mortalité, les pauvres défunts morts seuls, leurs familles et tous ses gens qui sont au front pour faire face à cette pandémie, j’ai une grande tristesse qui envahit mon coeur et je dis BRAVO et COURAGE à TOUS. MERCI pour TOUS Mr le MAIRE

  5. Monsieur le Maire je suis entièrement d’accord avec ce que ce que vous dites étant sur le départ pour la Réunion nous avons été freinés par cette épidémie malheureusement! Les directives prises par l’état sont contradictoires et le fait de rouvrir les écoles me paraîssent tout à fait insensée quand on sait qu’il doit y avoir une distanciation entre les individus !! Je pense qu’il faut savoir prendre des décisions pour protéger sa population et cela même si ça va à l’encontre des directives de l’Etat! Je vous félicite de dire tout haut ce que pense tout le monde tout bas et je vous encourage à continuer! En espérant être bientôt parmi vous et peut être vous apporter mon aide .
    Continuez vous actions envers votre population et n’hésitez pas à prendre les bonnes décisions celles qui sont censées et non celles qu’il faut prendre pour X raison.
    Continuez et bravo à vous!!!!

  6. Des propos responsables et courageux face à une situation d’incertitudes.
    Une bonne analyse des évènements liés au covid 19 qui vient ici affirmer un positionnement déterminé et pour cela merci
    La prise de risques me semble inutile j »adhere au fait de privilégier l’axe de la santé (chacun n’a qu’une seule vie) alors même que la crise economicosociale est présente et sera source de bien de difficultés à surmonter et à solutionner
    Bravo pour cette démarche locale engagée chacun doit aussi se responsabiliser des changements vont obligatoirement s’opérer l’éducation populaire en est peut être un des leviers. Toutes les compétences sont à unir
    Fière d’être saint josephoise merci

  7. Antoine de St Exupéry disait : «La grandeur de l’Homme c’est de se sentir responsable » ! Voilà exactement ce que l’on attend d’un responsable politique : Un jugement sûr, clair, tranché et qui engage sa responsabilité devant ses concitoyens. Laissons derrière nous les atermoiements, les hésitations et les frilosités. Un Homme politique doit répondre clairement à des questions complexes et ne pas avoir peur, quoi qu’il arrive de garder ses convictions. De Gaule disait : «les caractères sont la vertu des temps difficiles ». La crise actuelle nous révèle que sans responsables engagés, rigoureux et courageux dans leurs convictions et leurs décisions il nous sera impossible d’assurer à nos concitoyens la sécurité et l’assurance d’un État au service de l’intérêt général : le seul qui compte !
    Votre engagement cher Patrick LEBRETON apporte fidèlement ses garanties aux St-Josephois et plus largement à l’ensemble des réunionnais.

  8. En ces temps difficiles et incertains, voilà des propos qui relèvent du pur bon sens. Merci Monsieur le Maire de prendre soin de votre population et en particulier nos enfants. Bravo.

  9. Enfin quelqu’un de censé !!!
    COMMENT faire porter un masque à un enfant de 3 ans toute une journée , à savoir qu’il faut les changer toute les 3 heures en moyenne ? Comment faire respecter la distanciation sociale ? Comment vont être gérées les cours à l’école et les cours a distances pour ceux qui n’enverront pas leurs enfants dans un nid a microbe? Nous allons déstabiliser nos tout petit qui ne vont pas comprendre les interdits, il faudra les gérer dans la cour la cantine les toilettes, le matériel collectif!!mission impossible dans le contexte actuel.. Nous ne sommes pas prêts que ce soit du coté des parents ,des enseignants et des élus, la spontanéité ne se gère pas et nos enfants le sont .

  10. Monsieur le Maire aucunement « politisée », vous me connaissez..et ben là je vous dis bravo, je vais dans votre sens de la réflexion qui certe ne doit pas être facile.
    Tout est écrit et bien dit.
    Bravo et merci

  11. Bonjour
    Monsieur le Maire vous avez raison de dire non pour la sécurité et la santé de nous tous parents enfants enseignants je pense que la santé avant tout après je comprends pas les restos les ballades dans la forêt sont pas autorisé mes les écoles où tout se côtoient. Poux grippe gastro et j en passe sont ouverts j y comprends plus rien. Je vous soutient et merci pouf ce sue vous faite pour votre commune et la population

  12. Mr le MAIRE, je suis heureuse d’avoir voté pour vous Vous êtes une personne qui prend les décisions qui sont profitables pour le bien être de vos administrés, continuez et bravo, en espérant que d’autres maires suivront votre exemple,

  13. Antoine de St Exupéry disait : «La grandeur de l’Homme c’est de se sentir responsable » ! Voilà exactement ce que l’on attend d’un responsable politique : Un jugement sûr, clair, tranché et qui engage sa responsabilité devant ses concitoyens. Laissons derrière nous les atermoiements, les hésitations et les frilosités. Un Homme politique doit répondre clairement à des questions complexes et ne pas avoir peur, quoi qu’il arrive de garder ses convictions. De Gaule disait : «les caractères sont la vertu des temps difficiles ». La crise actuelle nous révèle que sans responsables engagés, rigoureux et courageux dans leurs convictions et leurs décisions il nous sera impossible d’assurer à nos concitoyens la sécurité et l’assurance d’un État au service de l’intérêt général : le seul qui compte !
    Votre engagement cher Patrick LEBRETON apporte fidèlement ses garanties aux St-Josephois et plus largement à l’ensemble des réunionnais.

  14. Je suis fière d’être saint-josephoise….fière d’avoir toujours cru en un homme fort dans ses convictions, et qui portent de belles valeurs humaines, toujours à côté et à l’écoute de sa population. Sur le terrain, engagé et vrai..
    Une position claire, intelligente et pleine de bon sens…
    #tienbo #nouslarguepas #bravomrlemaire👏👏👏

  15. bravo a vous d avoir eu le courage de prendre vos responsabilites et de dire non a cette rentree prematuree afin de proteger nos enfants ,merci

  16. Bonjour, j’ai beaucoup apprécié votre analyse et surtout votre prise de position. J’espère que le virus du courage ne restera pas confiné dans le Sud sauvage et contaminera vite le reste de l’île.

  17. Monsieur le Maire vous avez résumé avec exactitude la situation. Votre positionnement est juste; je comprends votre inquiétude concernant une rentrée anticipée qui n’a que pour objectif que de retrouver une activité économique au dépend de la santé de notre population, de nos enfants. Je vous engage à rester fidèle à vos principes auxquels j’adhère complètement.

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